Fourni par Blogger.

lundi 27 janvier 2014

Participation de Alison

Posted by Elle On 09:13 2 commentaires
Demain c'est loin



Je m'appelle Dirkal.

En fait mon vrai nom c'est Leelah Sorgel. J'ai 19 ans, et j'ai tué ma petite sœur. Elle l'avait bien mérité cette garce, et mon histoire avait fait le tour du monde, tellement je ne regrette pas mon geste. Enfin si, je regrette d'avoir mal calculé mon temps, elle a pas assez souffert, et puis je suis tombé dans les pommes en court de route. Mais bon passons.
Je me suis donc retrouvée en prison pour femmes, à l'époque j'avais 16 ans. J'ai fini par être la prisonnière la plus adulée après avoir botté les fesses du trio qui y faisait la loi. Sauf que moi ma loi était juste, les gardiens me respectaient car grâce à mon comportement le taux de criminalité baissait et les trafics en tout genre aussi. J'ai beau avoir transgressé le commandement 'tu ne tueras point' je respectais tous les autres. Mais ça ne m'a pas empêché d'être excommuniée. J'étais mormone.
Le jour de mes 18 ans deux types en Men In Black sont venus me proposer un contrat que je n'ai pas sû refuser : faire partie d'un gang ultra secret défendant la sécurité humaine à échelle mondiale.
Il ont planifié mon évasion et après avoir réussi leurs tests de la mort qui tue, me voici ici.

Un an déjà que je fais partie du Square, et aujourd'hui je fais ma première mission.
Je suis avec Buffalo, mon 'papa'. C'est lui qui m'a formé, il m'a tout appris, et en plus il pourrait être mon père, il a 20 ans de plus que moi.
Notre esquade compte huit personnes. Huit personnes qui font régner la paix dans le monde diplomatique, scientifique et j'en passe. Notre mission à Buffalo et moi consiste à récupérer une puce dans un laboratoire mafioso, puce dans laquelle des données criptées ne doivent pas être rendues publiques et encore moins vendues. Rien de plus simple. Enfin, c'est ce que me dit Buffalo :

« Cette mission c'est pour te faire la main, y'a rien de plus simple. Ne t'en fais pas, je suis à tes côtés, et puis j'ai confiance en toi, tu as un bon potentiel. »

Buffalo c'est la force tranquille.
Tous les membres du Square ont été recrutés. Tous sauf Buffalo : il s'est engagé volontairement, il a mis des années à trouver le Square et s'est entraîné comme un taré pour réussir les test d'admission.
Pourquoi ? Parce qu'il est originaire d'un village africain, où la milice gouvernementale à décimé tous les habitants, sa femme et leur bébé avec. Il a survécu car ce jour là il était dans un autre village pour y faire un travail. Il s'est alors juré de faire changer ce monde de fous. Et le voici ici.

Nous avons tous, en intégrant le Square, choisi un nouveau nom, pour tirer un trait sur le passé car la personne que nous étions est officiellement morte et enterrée. Oui j'ai une tombe où mes parents vont y pleurer -ou m'insulter- en étant persuadés que je suis dedans ! Hahaha ! Hum, bref...
Je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause du stress, mais aujourd'hui cette question me brûle les lèvres :

« Pourquoi tu t'appelles Buffalo ? »

Tout en conduisant le hammer, il esquisse un sourire de fierté qui illumine son visage. Il appuie sur le bouton du poste radio, fait deux-trois réglages et lance une chanson. Du Bob Marley.
J'écoute...
J'aime Bob Marley, mais je ne connais que celles qu'on entend tout le temps. Celle là je ne l'ai jamais entendue. Et là il se met à chanter avec :

« Buffalo Soldier... »

On dirait un gamin, il chante à tue tête ! Ça me fait sourire, de le voir comme ça, détendu avant une mission. J'arrive pas à y croire.

« Tu sais Dirkal, tu es la seule qui connaît mon histoire. Bon, sans mon vrai nom, mais tout le reste est vrai. Pour moi tu es comme ma fille. »
« T'es gentil... »
« Le refrain je suis sûre que tu le connaît, allez chante avec moi ! »
« Hein ?! »
« Allez, fait pas ta timide, suis moi !! Oyoyo ! Oyoyoyo ! Oyoyo-yoyoyoyoyo !!!! I said : Oyoyo !!... »

On rigole comme des gosses ! J'ai chanté avec lui. Et d'un coup je trouve cette journée belle. Le soleil qui tape comme un cagnard, du Bob Marley, des rires... ça me rappelle le lycée... enfin, le peu de mois où j'y ai été.
Mon regard se pose à mes genoux, et là je vois la boîte à gants entre-ouverte, une paire de lunettes noire dedans. Je les met. Je me tourne vers Buffalo, qui me regarde et me dit :

« Attention Dirkal, c'est pour de vrai cette fois, c'est pas un jeu. Te prend pas pour Lara Croft, y'a pas de bouton recommencer. »
« Hum... tu trouves que je lui ressemble avec ces lunettes rondes ? Je me regarde dans le rétroviseur, en effet. Non en fait c'est elle qui m'a copié, l'original est toujours mieux ! »

On rigole.
C'est vrai qu'on m'a souvent comparé à elle au collège. On a les mêmes yeux, cheveux châtains en tresse, le même visage, la même silhouette... enfin... ma poitrine c'est du 80B, mais apart ça c'est la même chose !

« On y est. »

Il éteint la musique et gare le hammer dans une ruelle.

« Tu veux bien qu'on prie ma fille ? »
« A toi l'honneur. »

La prière finie, le stress monte. Il le voit. Il me fait faire les exercices de respiration, et il me fait un point de digitopression.

« Tu veux un dopant ? Ça peut aider... »
« Merci »

Il me tend une gélule. Je l'avale.

C'est parti ! On sort du véhicule et on se dirige dans le centre ville. Des immeubles plus grands les uns que les autres, vive les USA. On est habillés tout en noir : treillie, casquette, rangers et t-shirt moulant basique. Nos armes tiennent dans un sacs en bandoulière, car cette mission est super facile. D'ailleurs on ne porte même pas de gilet par balle. Bref, on se fond dans la masse. Les rues sont pleines de monde, très animées. On est à New York.

« C'est celui là, entrons. »

On prend l'ascenseur, il appuie sur l'étage « 10 » sachant qu'il y en a 15.
On sort à celui là, ce sont des bureaux. Tout l'immeuble est composé d'étages de ce genre. Sauf un, qui est le laboratoire illégal. Il se trouve à l'étage 15, le seul condamné.
Personne ne nous voit, ils sont tous cloisonnés dans leur espaces à téléphoner, taper sur leur ordinateur... On se dirige vers les toilettes.
Il y a un conduit d'aération, on l'ouvre et on s'y engouffre. Le temps est long là dedans. On se dirige comme ça jusqu'à l'étage 15, à quatre pattes. On est dirigé par son « gps » où toutes les cartes de la structure sont affichées.

« Maintenant plus de bruits, on y est. Regarde. »

Je vois à travers les petites lamelles. Oui c'est bien un laboratoire, des ordinatuers, des trucs dans des bocaux, de drôles de machines, bref, une ambiance de labo. Il y a personne. Vraiment personne.

« La puce est là, dans ce boîtier blanc posé sur cette table ci. Il me la montre en pointant du doigt.
On ouvre la grille, on la prend et on repart. Tu vois c'est facile. »
« Oui c'est simple... mais ils sont où les gens ? »
« Là par contre c'est bizarre en effet... »

Il réfléchit. Longtemps, trop longtemps. Je le vois froncer les sur-cils, faire un léger non de la tête... Et d'un coup je vois son regard changer. Il se tourne alors vers moi, me prend par les épaules et en me perçant du regard me dit :

« Dirkal, on est dans une mission suicide. Ça veut dire qu'on va y rester. »
« QUOI ??  mais... mais tu... »
« Oui, désolé, ils ont dû intercepter mon message. J'avais raison ! Bon sang... »
« De quoi tu parles ? Quel message ? Qui ? »
« Le Square, il est pas si clean que ça. Il met sa main dans ma poche et me tend un médaillon : on dirait une clé usb déguisée. Prend le et met-le dans la première boîte aux lettres que tu trouvera. Je vais te faire sortir d'ici, c'est ma mort qu'ils veulent. En me mettant avec toi, ils savaient que ce serait plus facile de me tuer avec ce genre de mission car j'aurai la garde baissée. Les enfoirés. »

Il me fait un bisous sur le front, me lâche et ouvre la grille. Je suis tétanisée, sous le choc. Je me ressaisie et sort mon Desert Eagle du sac pour le couvrir. Je tremble. Il prend la puce et remonte par la grille.

« Tiens la puce, met-la en lieu sure et va-t'en. »

Une alarme retentie.
Il me prend alors le bras gauche, sort son couteau et me fais une entaille. Il prend le boîtier blanc, sort la puce et me l'y insère. Il me fait un bandage. Je n'arrive pas à y croire, quelle journée pourrie !

« Sors d'ici maintenant ! »
« Non, je ne saurai pas faire toute seule, j'ai besoin de toi ! »

Des coups de feu retentissent, il se retourne en prenant son flingue et se prend une balle en pleine poitrine.
J'hurle.
Il tombe sur moi, j'essaye de le tirer loin de la sortie de la grille, mais sa masse est horriblement lourde. J'y arrive avec beaucoup de mal.

« Reste avec moi je t'en supplie !
« Ma fille va t'en, écoute moi s'il te plaît. Part ! »

Il crache du sang. Il commence à trembler. Je l'allonge au sol, et lui tiens la main.

« Je te laisse pas creuver comme un chien ! Je sens que des larmes coulent de mes yeux. Je t'aime mon papa, qu'est ce que je vais devenir sans toi ? Autant tout arrêter ! »
« Non, il faut que tu leur botte les fesses. Détruit ces fumiers, fait le pour moi. Détruit le Square de l'intérieur. »

Il tousse... il se vide de son sang.

« Tu me sur-estime... »
« NON. Rappelle toi qui tu es, comment je t'ai formée. Comment tu t'appelles ? »

Je reprend alors conscience de mes capacités, je sèche mes larmes, la détermination m'habite, mon visage se durci. Je lui répond avec toute ma hargne et du plus profond de mes tripes :


« Je m'appelle Dirkal. »

2 commentaires:

  1. The Bourne legacy, version féminine? La suite! La suite!

    RépondreSupprimer
  2. Je suis flatté pour la comparaison ! On pourrait croire oui sauf que j'ai cette histoire depuis bien longtemps, bourne n'était pas encore fait donc je ne m'en suis aucunement inspiré...

    RépondreSupprimer

Site search